|
Appeared in the edition « Presse Manche » of Thursday June 22, 2006 Seize ports unis pour développer les croisières Granville a accueilli lundi l'assemblée générale du Channel Cruise Group, une association de dix-huit ports dont Cherbourg, dont l'objectif est de promouvoir l'espace Manche sur le marché de la croisière. "Les grands opérateurs reviennent vers les paquebots d'une centaine de mètres, et nos destinations les intéressent", assure Patrice Plathner, le secrétaire général.
"La mer de la Manche était surtout une zone de passage pour les croisières. Depuis neuf ans, nous essayons de promouvoir l'espace Manche et ses ports pour des escales. Avec des résultats", souligne Patrice Plathner, le secrétaire général du Channel Cruise Group. Initialement, l'association fédérait cinq ports français et britanniques. Le réseau s'est depuis développé, comptant seize ports (1 ) auxquels vont se joindre Douvres en Angleterre et Emden en Allemagne.
Tous étaient présents lundi à Granville, pour l'assemblée générale de l'association. "Certains grands ports accueillent jusqu'à trois cents escales de paquebots par an. Ils sont en fait complètement congestionnés et n'intéressent plus guère les opérateurs. Il faut que la croisière reste un plaisir, autant pour les passagers que pour les structures d'accueil", insiste Patrice Plathner. Si la tendance aux très gros bateaux (plus de trois mille passagers) reste aussi forte, les paquebots d'une centaine de mètres redeviennent de plus en plus en vogue. On a vu par exemple, il y a une dizaine de jours à Cherbourg, l'escale du Kristina Regina. "Une vingtaine de bateaux de cette taille existent actuellement sur le marché, armés par des compagnies britanniques, américaines ou Scandinaves. Preuve de ce regain d'intérêt, il y a des projets de construction, comme le MS Princess Rebecca, un paquebot de 102 mètres financé par un groupement d'Investisseurs germano-suisses, qui doit être lancé au printemps 2009. Ces bateaux intéressent beaucoup les ports membres du Channel Cruise Group, qui permettent de développer un tourisme de proximité". C'est une réponse pertinente aux nouvelles tendances, celles d'un marché qui se fait jour dans la niche des croisières haut de gamme, plus intimes, avec des visites plus exclusives, voire à caractère privé.
Et les prétextes ne manquent pas des deux côtés de la Manche : des sites remarquables, une histoire commune... Granville par exemple devrait accueillir l'an prochain une croisière Napoléon. L'impact économique n'est pas négligeable : outre les frais d'escale, les dépenses à terre représentent entre 100 et 200 euros par croisiériste. "Et les équipages dépensent autant, si ce n'est plus", assure Patrice Plathner. " Nous ne nous étions jamais positionnés sur ce marché, observe ainsi Georges Cornier, président de la chambre de commerce et d'industrie centre et sud-Manche, et président aussi de la chambre régionale, il ne s'agit pas pour nous de faire de la concurrence à Cherbourg ou Caen, mais d'accueillir des mini-croisières en nous appuyant sur le musée et les jardins Dior, la vieille ville, le port dans le centre-ville. Pas besoin pour les operateurs de prévoir des excursions...".Certes Granville n'est pas encore aux normes côté quais. Il s'agit surtout, expliqua Georges Cornier, d'amorcer la pompe dans la perspective des aménagements du port qui devraient être achevés en 2010.
"Depuis six ans, nous avons permis à des ports qui ne touchaient aucune croisière de développer cette activité. Portland est passé de zéro à une douzaine d'escales, Portsmouth de deux à quinze ou vingt. Actuellement, les ports membres accueillent globalement cent à cent vingt escales. Notre objectif est d'assurer a chacun une moyenne de trente à quarante escales par an", estime Patrice Plathner. Qui continue donc son travail de lobbying auprès des armements, des opérateurs de croisières, d'autres associations aussi. Channel Cruise Group va ainsi nouer un partenariat avec Destination Southwest, son équivalent en Cornouailles. Le site Internet de l'association (www.channelcruisegroup.eu) est également en plein renouveau.
(1) Les ports français sont Calais, Boulogne, Le Trépport, Dieppe, Fécamp, Caen, Cher¬bourg, Granville, Paimpol, Roscoff, Douarnenez. S'y ajoutent Guernesey et Oostende en Belgique et, côté britannique. Portland, Portsmouth. Shoreham et Londres.
J.L. | |  | | Appeared in the edition « Ouest-France» of Thursday June 22, 2006 | La croisière Napoléon en escale à Granville en 2007 Une croisière baptisée Napoléon pourrait faire escale à Granville au printemps ou à l'automne 2007. La Chambre de commerce et d'industrie (CCI) planche sur ce projet depuis deux ans en partenariat avec Channel Cruise Group. Le navire retenu, Princess Rebecca, long d'une centaine de mètres, assure actuellement des croisières en Asie. Il pourrait accueillir une centaine de passagers et relierait La Rochelle à Londres. A Granville, les croisiéristes découvriraient la vie de Pléville Le Pelley, amiral de Napoléon. « Les touristes qui dépensent entre 100 et 200 € par jour pourraient doper l'économie locale», estime Georges Cornier, président de la CCI. Pour Patrice Plathner, secrétaire et coordinateur croisière de Channel Cruise Group, ce qui compte c'est «transformer l'espace Manche en destination de croisière et concurrencer la mer Baltique, troisième destination de croisière au monde après les Caraïbes et la Méditerranée». | | |
Creation date : 14/09/2006 - 22:27
Last update : 15/09/2006 - 22:04
Category : Medias
Page read 2349 times
Print preview
Print the page
|
|